ATELIER DU LANCEMENT DES ACTIVITES DU MARCHE TRANSFRONTALIER DE LA PLATEFORME DU NTEM

C’est dans la localité d’Assok-Medzeng située au Nord-Ouest du Gabon que s’est tenu du 27 au 28 novembre 2017 l’atelier sur la « Libre Circulation des Biens et des Personnes et ses Incidences sur le Commerce Transfrontalier du Bétail et des Produits Halieutiques ». Cet atelier a été organisé par le CNOP Gabon avec l’appui de la CEBEVIRHA.L’objectif de cet atelier était de sensibiliser les populations sur la pratique de la libre circulation et les nouvelles opportunités qu’elle offre aux paysans de la sous-région en général et aux animateurs du marché transfrontalier en particulier. L’initiative du marché transfrontalier d’Assok-Medzeng qui existe depuis 2013 vient des populations des pays de la CEMAC. La vision des promoteurs de ce marché est de faire de ce dernier un véritable carrefour de brassage et d’union des peuples traduit en langue fang sous le vocable de « ELAT-MEYONG »; car ces populations ont bien compris que le commerce est à l’avant-garde de l’intégration sous-régionale.La cérémonie d’ouverture a été présidée par le sous-préfet d’AKAM Essatouk Mr EVOUNA ONDO Sylvain représentant Mr le Gouverneur de la province de Woleu-Ntem en présence du Secrétaire exécutif de la CEBEVIRHA Professeur BENGONE NDONG Toussaint et de nombreuses autorités civiles et traditionnelles. Cette cérémonie a été suivie par deux exposés, le premier exposé a été fait par Mr NDONG MOTTO Richard, Directeur des études économiques, de la planification et des échanges de la CEBEVIRHA. Il a orienté son intervention sur deux axes : (i) le développement des échanges sous-régionaux avec pour objectif la sensibilisation des participants sur la nécessité de produire plus pour échanger, (ii) la facilitation des échanges dont l’objectif était la réduction des coûts de transaction et sur les circuits de commercialisation.Le deuxième exposé développé par le Professeur KAMGA WALADJO Alain, a concerné (i) la santé des animaux de production notamment la volaille traditionnelle et les ruminants ; (ii) la vulgarisation des structures agricoles paysannes.Les échanges qui ont suivis ont principalement porté sur les mortalités des volailles et des petits ruminants durant la saison des pluies (Juin – Août) ainsi que la gestion des étangs aquacoles. Il en ressort que la contrainte majeure au développement de l’élevage dans le NTEM est l’absence de vétérinaires. Toutefois, la CEBEVIRHA recommande la vaccination du cheptel au cours du premier semestre de l’année 2018. Les travaux de groupes (un groupe d’hommes et un groupe de femmes) ont permis d’identifier les problèmes communautaires et formuler des recommandations. De ces travaux les recommandations suivantes ont été formulées :Aux Etats : Par le truchement des autorités douanières et de l’immigration aux différentes frontières : (i) faciliter sans aucune discrimination et conformément à la volonté des Chefs d’Etat le respect scrupuleux des dispositions légales en matière de circulation des personnes et des biens ;(ii) l’utilisation de la Carte d’identité nationale par les riverains de chaque côté des frontières pour faciliter la libre circulation ; considérant que la couche paysanne ne peut généralement pas s’offrir un passeport biométrique.(iii) solliciter auprès des Chefs d’Etat et de différentes agences en charge du développement économique de la sous-région, la suppression des multiples barrières et postes de contrôle, qui à ce jour portent préjudice à l’harmonie du développement social, culturel, économique de la sous-région CEMAC. A la CEBEVIRHA de : (i) appuyer la construction de certaines infrastructures qui permettront de viabiliser complètement le fonctionnement du marché et assurer l’hygiène et l’assainissement de ce dernier (case de passage, puits, latrines, voirie…etc.) ;(ii) faciliter le déploiement des vétérinaires auprès des paysans pour le suivi sanitaire du cheptel, notamment au niveau des frontières pour le contrôle des maladies et le contrôle de qualité des produits animaux ;(iii) Assurer le suivi et l’encadrement des éleveurs, par des formations continues, des appuis à la santé et la production animale de qualité, et enfin de favoriser les échanges.Les éleveurs-producteurs des pays participants du marché d’Assok-Medzeng ont fort espoir que ces recommandations trouveront un écho favorable auprès des instances de la CEMAC ; car elles sont engagées à développer la production animale de qualité en vue de favoriser des échanges diversifiés pour le bien-être des populations de la sous-région.

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