COMMENT SÉCURISER LES CORRIDORS DE TRANSHUMANCE ENTRE LA RCA ET LE TCHAD ?

C’est la question qui a réuni ce 23 octobre 2019, les responsables de la CEBEVIRHA et les émissaires de la FAO dans la salle de réunion du siège de la CEBEVIRHA. Cette rencontre a permis aux deux instances institutionnelles en charge de la question, de trouver des pistes de solutions permettant de consolider la paix afin de rétablir le déplacement du bétail entre les la RCA et le Tchad.

 

 

Depuis le déclenchement de la crise militaro-politique en RCA, les conflits autour du pastoralisme dans les zones de transhumance se sont intensifiés en raison de la combinaison de plusieurs facteurs dont l’instabilité et les conflits armés dans certaines zones provoquant entre autre, la disparition des corridors traditionnels de transhumance, l’extension des surfaces cultivées et l’augmentation des cheptels.

Le manque de dialogue sur la transhumance, entre les deux pays contribue à une augmentation de la violence, avec pour effet des changements de couloirs de transhumance traditionnels.

Cependant, la fermeture de frontière entre la RCA et le Tchad, depuis mai 2014, ainsi que l’arrêt des rencontres des commissions mixtes RCA-Tchad, portant sur les questions de transhumance n’a fait qu’aggraver le manque de dialogue transfrontalier.

C’est donc pour relancer le dialogue institutionnel sur la question de transhumance entre la RCA et le Tchad, que la FAO a mis sur pied un projet de plaidoyer pour accompagner les mesures de paix et de sécurisation de ce corridor de transhumance.

Pour François GOEMANS, l’envoyé de la FAO : « La CEBEVIRHA est l’instance régionale qui permettra de faciliter cette régulation ». La CEBEVIRHA se doit à cet effet d’accompagner les activités qui pourront se faire dans ce cadre d’urgence dans de bonnes conditions.

Après de nombreux échangent entre les deux parties, le Secrétaire Exécutif de la CEBEVIRHA, son Excellence Pedro Bayemé Bayemé Ayingono a loué ce projet et rassuré, de l’apport de son institution dans ce projet de consolidation de la paix, qui permettra de rétablir les échanges animaux dans les deux Etats.

La Fao et la CEBEVIRHA au final, ont décidé de dynamiser leurs synergies, en travaillant ensemble dans ce projet qui participera non seulement à la paix, mais au plus à la restauration du pastoralisme qui constitue une activité socio-économique essentielle pour ces communautés dont les efforts contribuent de manière significative à l’économie de ces deux pays.

 

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