LA CEBEVIRHA ENVISAGE D’APPUIER LE TCHAD DANS LA CONSTRUCTION D’UNE USINE DE FABRICATION D’ALIMENTS POUR ANIMAUX

Dans sa vision de faire de la CEBEVIRHA à l’horizon 2025, une institution de référence pour les Etats et les partenaires en matière d’appui au développement des ressources animales, halieutiques, aquacoles et des échanges aux bénéfices des populations de la communauté, la CEBEVIRHA a pris part à la première phase du projet Soja au Tchad, avec pour projection la construction d’une usine de transformation du soja pour la nutrition animale. Le SOJA est une légumineuse dont l’extraction de grains produits des tourteaux, qui sont une source de protéines favorable à la nutrition du bétail, de la volaille et du poisson en Afrique. La CEBEVIRHA dont, l’une des missions est de développer les secteurs des industries animales a choisi d’accompagner la Société de Développement des Produits Alimentaires en Afrique (SDPA), dans sa phase expérimentale du soja au Tchad.La SDPA a organisé le 09 juillet 2018, dans la ville de Laï, région de la Tangilé, une cérémonie de lancement de ce projet pilote à travers la remise des semences améliorées aux coopératives de la localité. C’est la Ministre de la production, de l’irrigation et des équipements Agricoles, Madame Lydie Béassemba, qui a officiellement présidée cette cérémonie, en présence de nombreuses coopératives de sojaculteurs, du gouverneur de la région, du secrétaire exécutif adjoint de la CEBEVIRHA, Monsieur Bernard Boutsika Ngavet et des partenaires techniques et financiers de la SDPA.C’est plus de 2000 coopérateurs venus des régions de la Tangilé et du Mayo-Kébi Est, qui ont bénéficié des 35 tonnes de semences améliorées distribuées pour l’occasion.La SDPA en partenariat avec Soja Beans Industry of Cameroon (Soproicam), leader dans la transformation de Soja dans la sous-région CEMAC, attendent dans cette phase pilote du projet, 20 sacs de 100kg par hectares, soit 2000 tonnes de Soja. Si tout se passe bien, les deux structures projettent avec le concours des sojaculteurs tchadiens produire plus de 10.000 tonnes de soja par an. C’est donc un partenariat gagnant-gagnant, selon le patron de la Soproicam, monsieur Raymond Diffo,qui envisage par ailleurs, acheter la totalité de ces productions. De quoi réjouir les sojaculteurs formés dans cette filière innovante, de pouvoir accroître leurs revenus et de réduire ainsi la pauvreté dans ces régions habituées à la culture rizicole.Pour la ministre, cette initiative permettra d’ouvrir de nombreux débouchés aux agriculteurs et de réduire considérablement le risque d’insécurité alimentaire du pays.Cette coopération ira plus loin comme l’a indiqué le représentant de la CEBEVIRHA « les animaux consomment beaucoup de végétaux, et parmi les végétaux les plus prisés il y a le soja. Non seulement comme fourrage mais aussi comme matière première dans la composition de l’alimentation pour bétail. L’aliment pour bétail apparaît de plus en plus comme un facteur limitant pour le développement de l’élévage.il faut soutenir et encourager la production des matières premières telles que le soja ».Parmi les projets que compte financer la CEBEVIRHA à partir de la mobilisation des ressources issu de la table de ronde de Bruxelles en novembre , figure en bonne place, dans son plan stratégique 2015-2025,la construction d’une usine d’aliments pour bétail au Tchad, a précisé monsieur Bernard Boutsika Ngavet.

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