LA CEBEVIRHA REÇOIT UNE MISSION DE LA BANQUE AFRICAINE DE DÉVELOPPEMENT (BAD

Une mission de la BAD, conduite par Monsieur Youssouf Kaboré, a été reçue ce mardi 15 octobre 2019 par la CEBEVIRHA. Il s’agissait pour ces émissaires, de dialoguer et d’identifier la compétitivité des chaines de valeur viande du Tchad, aux fins des possibilités d’investissements dans le secteur.

Parmi les acteurs publics et privés inscrits dans l’agenda de cette mission de la BAD au Tchad, figure en bonne place la Commission Economique du Bétail de la Viande et des Ressources Halieutiques (CEBEVIRHA), institution spécialisée de la CEMAC en matière d’échanges et de promotion des produits halieutiques et carnés en zone CEMAC.

Les échanges entre la BAD et la CEBEVIRHA ont porté principalement sur le rôle déterminant que devrait jouer la CEBEVIRHA dans l’appui de la mise en œuvre de ce projet au Tchad.

Pour Youssouf Kaboré, un projet viande au Tchad, vise nécessairement l’exportation. Il s’agit d’exporter la viande vers les pays demandeurs et, seule la CEBEVIRHA a mandat de faciliter l’écoulement de ces produits dans l’ensemble de la sous-région CEMAC.

La rencontre avec la CEBEVIRHA est selon lui, déterminante de par le rôle que joue l’institution dans la promotion des échanges au niveau régional : «  La CEBEVIRHA sera l’organe moteur pour la mise en œuvre de ce projet » a-t-il soutenu.

Etant donné que le Tchad possède le plus grand cheptel de la zone CEMAC, un projet comme celui-là permettra de surmonter les faiblesses de ses échanges intracommunautaires qui sont estimés à (-1%) et de lutter efficacement contre les importations des produits carnés (300 milliards de FCFA) qui ont des conséquences dans le déséquilibre de sa balance de paiement.

Le Tchad exporte son bétail majoritairement au Nigeria (750.000 têtes/an) pour des raisons de considérations historiques de proximité. Mais ces exportations, ont malheureusement baissé depuis l’arrivée de la secte Boko-Haram.

Le commerce intra-régional quant à lui, souffre de plusieurs tracasseries (taxes informelles, prédations, dédouanements dans le pays de production, double dédouanement etc..). Malgré ces difficultés, les échanges demeurent dans certains corridors tels que : Cameroun-Gabon (6000 têtes/an), Cameroun-Guinée Equatoriale (3500 têtes/an) pour ne citer que ceux-là.

Conscient de cette situation, la CEBEVIRHA en réponse à cette situation, a réalisé un diagnostic complet des secteurs de l’élevage, pêche, aquaculture et échanges qui ont abouti à la réalisation d’un plan stratégique à l’horizon 2015.

La réalisation des programmes et projets contenus dans ce plan stratégique va certainement contribuer à l’amélioration de la sécurité alimentaire et nutritionnelle et à la lutte contre la pauvreté dans la sous-région.

Au regard des promesses faites par le patron de la BAD , Dr Ousmane Doré à Bruxelles lors de la table ronde, (disposition d’une enveloppe de 47 millions d’euros consacrés au financement des chaines de valeur en Afrique centrale) la CEBEVIRHA a renouvelé a ses hôtes, son vœu de voir la BAD, l’aider à réaliser les études du projet « appui aux chaines de valeurs régionale », issu du programme de promotion de l’agrobusiness de son plan stratégique 2015-2025, pour pouvoir faciliter les échanges et promouvoir la compétitivité des chaines de valeur.

Au sortir de cet entretien avec les cadres de la CEBEVIRHA, le chef de mission de la BAD s’est dit satisfait de tous les sujets abordés notamment des préoccupations sur la législation du commerce, la santé bovine et l’organisation de la filière au sein des pays producteurs.

 

 

 

 

 

 

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