LA CEBEVIRHA SOUTIEN LES ORGANISATIONS D’ELEVEURS DANS LE PROCESSUS D’UNE TRANSHUMANCE APAISEE EN ZONE CEMAC

Le Sécretaire  Exécutif Adjoint de la CEBEVIRHA,  M. Bernard BOUTSIKHA NGAVET et son staff  ont  reçu le 23 août 2021, au cours d’une séance de travail, M. Boureima DODO, secrétaire  permanent du Réseau des Organisations d’Eleveurs et Pasteurs d’Afrique, ou  Billital Maroobè (RBM). Au cœur des échanges, le développement d’un partenariat solide et  le plaidoyer  pour la sécurité des corridors de transhumance en  zone CEMAC.

 

Le Réseau des Organisations d’Eleveurs et Pasteurs d’Afrique créé au Burkina Faso en 2003  a pour objectif  de défendre les intérêts économiques, politiques, sociaux et culturels  de ses membres. Après des résultats concrets dans l’ouest de l’Afrique, le Réseau Bilital Maroobé, (promotion des éleveurs en fulfuldé), s’ouvre à l’Afrique Centrale.

En Afrique centrale, en plus du Tchad, les responsables du  réseau mènent   des démarches  pour  l’adhésion des organisations d’éleveurs du Cameroun et de la Centrafrique, Notamment la Confédération Nationale des Eleveurs de la Centrafrique (FNEC) et de la Confédération Nationale des Eleveurs de Bétail du Cameroun.

La  viabilité d’un tel projet  en zone CEMAC, selon les responsables du Réseau, nécessite un partenariat solide avec l’instance en charge de l’élevage dans la sous-région. C’est  donc, ce soutien qu’est venu rechercher les responsables du RBM ce 23 août 2021 auprès de la CEBEVIRHA.

À travers leurs mouvements de  transhumance, les éleveurs sont considérés selon le RBM, comme étant les premiers acteurs de l’intégration. Le manque d’alimentation et d’abreuvement des animaux, fait augmenter les mouvements des pasteurs dans les zones d’accueils, avec à la clé des séjours de plus en plus longs. Selon Boureima  DODO,  « les éleveurs  sont obligés de se diriger   vers les pays côtiers, qui ne connaissent pas le pastoralisme, à la rechercher d’’eau et de pâturage. Mais la méconnaissances des textes et autres  facteurs  génèrent de nombreux conflits communautaires ».

Afin de mieux comprendre les tendances des mouvements transhumants et l’analyse des contraintes des communautés transhumantes, l’OIM, en partenariat avec le Réseau Bilital Maroobe (RBM) et la FAO, renforce les capacités des organisations pastorales dans le suivi des dynamiques des mouvements transhumants à travers la mise en place de l’outil de suivi de la transhumance (Transhumance Tracking Tool – TTT). Le TTT combine trois composantes, la cartographie, le comptage et l’alerte. Il est mis en place depuis 2020 entre le Burkina Faso, le Niger et le Mali.  Les pays de l’Afrique centrale soient le Tchad, le Cameroun et la RCA sont en voie de matérialisation.

Après des résultats encourageants en Afrique de l’ouest, le réseau mène désormais ses  actions de sensibilisation auprès des autorités administratives, des institutions d’intégration de l’espace CEEAC et CEMAC. Le RBM  alerte ainsi les entités décisionnelles, capables de déclencher des actions rapides et efficaces destinées à atténuer les souffrances vécues par les éleveurs. Cette sensibilisation vise notamment les collectivités territoriale  et les populations, depuis le  couloir de passage du pays de départ, au pays d’accueil.

Au terme des échanges, le Sécretaire exécutif Adjoint et ses proches collaborateurs, notamment le directeur de l’élevage, ont salué l’initiative et précisé qu’une transhumance apaisée devrait nécessairement  passer  par la sensibilisation et le  dialogue de toutes les parties prenantes. La  CEBEVIRHA,  promet de ce fait apporter  tout l’appui nécessaire, dont  elle  dispose pour  la réussite de ce projet.

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