LES CONSULTANTS PRESENTENT LES RAPPORTS INTERMEDIAIRES DES ETUDES JURIDIQUES ET SOCIO-ECONOMIQUES DE LA FILIERE PECHE ET DE L’AQUACULTURE AU TCHAD POUR LE PROJET PPCAII

Le Secrétaire Exécutif de la CEBEVIRHA, désireux de poursuivre les activités déjà initiées, dans le cadre du Projet de Promotion de la Pêche Continentale et de l’Aquaculture (PPCAII -CEMAC), a organisé dans chaque Etat de la CEMAC des études, d’’élaboration, d’actualisation et d’harmonisation des cadres politiques, juridiques, réglementaires et socio-économiques.

A défaut de réaliser une seule fois toutes les activités de ce projet, par défaut d’insuffisance de ressources, l’option consistant à exécuter d’abord certaines activités à fort potentiel a été retenue. C’est pour cette raison a précisé, le Secrétaire Exécutif de la Cebevirha, Monsieur Pedro Bayemé Bayemé Ayingono que : « la CEMAC malgré les difficultés financières qu’elle éprouve, a alloué à la CEBEVIRHA une enveloppe financière à cet effet ».

Ces études permettront notamment, de remédier aux insuffisances et à l’incohérence constatée dans les textes juridiques des Etats, et de compléter par ailleurs les documents procéduriers de certains Ministères en charge de la Pêche. L’harmonisation de la règlementation dans les Etats qui partagent le même écho système évitera de nombreux conflits fréquemment remarqués à l’exemple des pêcheurs qui s’enfuient des Etats où la réglementation est forte pour se réfugier dans les eaux territoriales des l’Etats où la réglementation semble plus allégée. Le Tchad a été ce 5 avril 2019, le premier pays de la CEMAC à faire valider ses études des rapports intermédiaires présentés par les consultants ce vendredi à la Direction Générale de la Pêche et de l’Aquaculture du Tchad, en présence du représentant du Ministre de l’Environnement de l’Eau et de la Pêche, Arrachid Ahmat Ibrahim, occupant le poste de Directeur Technique des Ressources Forestières Faunique et de la Pêche. Monsieur Arrachid Ahmat Ibrahim, a indiqué que le Tchad regorge d’un énorme potentiel hydrographique et ichtyologique riche et diversifié mais, menacés par un mode d’exploitation inadéquat dont les causes subjacentes classiques se trouvent dans l’accroissement de la population et les bouleversements socio-économiques.La raréfaction de ces ressources pourra engendrer l’insécurité alimentaire et un exode des populations vers des régions plus propices. Aussi, a-t-il rajouté qu’il est à craindre que la situation de dénuement créée puisse constituer un germoir à toutes sortes de conflits sociaux.De ce fait, la relance PPCAII intervient comme une réponse à ce challenge, fondé sur des stratégies adéquates qui devrait être menées afin de corriger cette tendance et au-delà, instaurer une dynamique de mise en valeur de ces ressources, par le biais de la réforme des textes légaux et règlementaires régissant le secteur pêche et aquaculture.Le Secrétaire Exécutif de la Cebevirha a tout d’abord souligné que ce projet est le plus intégrateur du plan stratégique parce qu’il comporte des activités directement liées aux préoccupations des paysans de la sous-région. Le PPCAII dans sa configuration nationale est issu de la traduction en actes concrets, de contraintes relevées dans les secteurs de pêches continentales et aquaculture du Tchad. C’est donc un projet de la République du Tchad a-t-il précisé. A ce titre, il semble logique qu’il soit intégré dans le plan opérationnel annuel du Ministère de l’Environnement de l’Eau et de la Pêche et par conséquent, la CEBEVIRHA viendra en appui au PPCAII-Tchad grâce aux ressources qui lui seront alloués par le fond de Développement Communautaire (FODEC) logés à la BDEAC. Précisons que pour ce projet, l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO), a apporté son assistance technique dans l’élaboration d’une stratégie permettant d’augmenter la production de poisson par la pêche continentale et l’aquaculture dans la zone. Notons que cette phase d’ études, d’élaboration, d’actualisation et d’harmonisation des cadres politiques, juridiques, réglementaires et socio-économiques qui s’est effectuée à N’djaména n’a pas eu le dénouement attendu, au vu des manquements constatés dans les documents exposés par les consultants. Le rendez-vous a été pris avec les participants dans un mois pour la présentation du document final. Mais en attendant, la caravane CEBEVIRHA conduite par son Secrétaire Exécutif sillonne les pays de la sous-région pour la validation de ces études juridiques, règlementaires et socio-économiques jusqu’au 24 avril 2019.

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